Des photos et des mots couleurs de l'eau douce ou salée, couleurs de l'instant, couleurs des bateaux et des rencontres au fil du temps
Quand on regarde l'eau au plus près de l'océan,
avec à nos pieds le ballet incessant des vagues,
on a la sensation de se faire happer,
par cette surface liquide qui nous dit : Viens.
Toute habillée j'irai bien m'y enfoncer
jusqu'à plus de ciel au dessus de ma tête
et devenir papillon volant dans l'océan
avec des ailes oranges du soleil qui se couche
et bleues du ciel emprunté par le mirroir de l'eau.
Pourquoi les poissons ne viendraient-ils pas se promener dans nos villes ?
En refusant les feux rouges, les lignes blanches et nos polices.
Quand on est au bord de l'océan,
on est happée par sa présence.
Je suis certaine que marchant sur les cailloux du grand fond,
j'entendrai le son de la harpe me fredonner aux oreilles,
des chansons si belles et si douces,
que le retour à terre serait trop difficile.
Ma terre du Finistère n'a pas de requin dans ses eaux salées,
mais si ceux-ci venaient à nager entre les grands buildings,
j'imagine la tête effrayée de nos banquiers
abreuvés de sang d'humains saignés jusqu'à plus une goutte.
Papillon au fond de l'eau j'ai envie de jouer de la harpe,
et me dire que tout est plus facile dans mon océan,
juste avant là où débute la terre.